ENTRE SPLEEN ET BLUES

SAMEDI 14 MARS à 20H30
DIMANCHE 15 MARS à 17H00
THEATRE DE L'INATTENDU
Tarif unique: 10 €

ENTRE SPLEEN ET BLUES

Poésie en feu & musique live

« Je ne viens pas me plaindre.
Je viens dire d’où je parle, pour que vous ayez envie de m’écouter. »

Sur scène, un homme avance dans la pénombre.
Il se nomme Baudelaire.
Face à lui, un bluesman.
Entre eux : la poésie, la musique, le temps, la chair, la nuit.

Entre Spleen et Blues est une traversée sensible dans l’âme tourmentée de Charles Baudelaire, où les mots brûlent encore et où chaque poème devient une confession vivante.

Le comédien Eric Puche incarne un Baudelaire charnel, lucide, provocant, parfois ironique, parfois fragile, toujours intensément présent.
À ses côtés, le musicien Chris the Cat fait résonner guitares et harmonica : le blues ne souligne pas, il dialogue, contredit, embrase.

Les poèmes surgissent comme des éclats de mémoire :
le Temps ennemi, la douleur apprivoisée, la ville, la révolte, le désir, les femmes, l’ivresse, la chute, la beauté arrachée à la boue.
Chaque texte devient une scène.
Chaque silence devient musique.

Ni récital, ni conférence, Entre Spleen et Blues est une expérience.
Un face-à-face avec un poète qui refuse d’être sage.
Un spectacle où la poésie se vit dans le corps, la voix, le souffle.

Une plongée dans un univers où la beauté naît de la fange,
où la douleur se transforme en chant,
et où le blues devient le frère contemporain de Baudelaire.


Avec :
Eric Puche – jeu et mise en scène
Chris the Cat – guitare, harmonica, voix

Production : Théâtre de L'Inattendu

MERCREDI 01 AVRIL à 20H30
JEUDI 02  AVRIL à 20H30
THEATRE DE L'INATTENDU
Tarif unique: 8 €

LA NUIT DE VALOGNES

Une nuit. Un château poussiéreux. Cinq femmes. Et un nom qui claque comme une gifle : Don Juan.

Ici, pas de romance en dentelle. Pas de mythe poli. On est dans un huis clos électrique, une sorte de tribunal sauvage où l’on vient régler une dette ancienne : les anciennes “victimes” de Don Juan ont décidé de le coincer, de le juger, de le forcer à “réparer”. Sauf que… quand il arrive, l’homme attendu n’est peut-être plus tout à fait celui qu’elles avaient dans la tête.

Dans cette pièce, les femmes mènent le bal : la Duchesse stratège, la Comtesse au venin jubilatoire, la Religieuse trop vivante, la Romancière trop lucide, Madame Cassin trop vraie… et puis Angélique, la jeune fille “à sauver”, celle sur qui tout le monde projette sa morale, sa vengeance, son fantasme de justice. Et au milieu : Don Juan, pris au piège — non pas d’une prison, mais d’un miroir. Parce que le procès qui se prépare ne juge pas seulement ses actes : il juge ce qu’il est, et surtout ce qu’il n’est plus.

C’est une nuit où l’on rit fort, où l’on mord, où l’on se trahit, où l’on se reconnaît malgré soi. Une nuit où les répliques fusent comme des lames. Une nuit où le désir n’a rien de décoratif : il dérange, il fait peur, il met le masque à tout le monde. Et quand l’aube approche, ce n’est pas une morale qui se lève… c’est une question : peut-on changer sans trahir ? Peut-on devenir un autre sans être accusé de ne plus être “soi” ?

La mise en scène d’Éric Puche assume une lecture résolument moderne et nerveuse : les codes du XVIIIe siècle deviennent une façade, un vernis social prêt à craquer. Sous la poudre, il y a nos mécanismes d’aujourd’hui : l’image, la réputation, la domination, la honte, la justice spectacle, le besoin d’avoir raison. Ici, le salon ressemble à une scène de crime émotionnelle : chaque entrée est un impact, chaque silence un coup, chaque regard un verdict. Et l’humour n’adoucit rien : il révèle.

Un Don Juan version scalpel : drôle, cruel, fragile par endroits — et, justement, dangereux.
Un théâtre de la parole comme arme, du souvenir comme piège, et du désir comme zone interdite.

Une création portée par LE THÉÂTRE DE L’INATTENDU, jouée par l’atelier LES COLIBRIS, mise en scène Éric Puche :
un procès en talons, une tempête en jupons, une naissance au milieu des ruines.

VENDREDI 03 AVRIL 20H30
CINEMA LE MAJESTIC -
LE BOULOU

Deux sœurs, déjà cabossées par la vie, se retrouvent après la mort de leur mère. Mais au lieu d’enterrement digne et solennel, elles décident de prendre l’urne funéraire sous le bras et de partir en voyage vers le Nord. Ce qui aurait pu être un pèlerinage apaisé devient une équipée délirante, une fuite absurde où l’on se chamaille, on se rabiboche, on se griffe et on se serre.
Tout au long de la route, les rancunes accumulées depuis l’enfance resurgissent : les petites humiliations jamais digérées, les jalousies, les blessures de famille qui transforment chaque étape en champ de bataille… mais aussi en terrain de jeu comique. Car Pierre Notte manie l’art de l’humour noir avec la précision d’un chirurgien : il fait jaillir le rire là où on ne l’attend pas, au milieu des cendres d’une mère trop encombrante et des disputes qui tournent à la poésie.
C’est une pièce tendre et cruelle à la fois, où l’on rit de ce qui nous fait mal, où deux petites dames, aussi féroces que touchantes, transforment le deuil en comédie explosive.
Un voyage qui ressemble à la vie : maladroit, absurde, parfois tragique… mais terriblement drôle.

VOYAGE AU BOUT CONTE
DIMANCHE 05 AVRIL
ORTAFFA

« Quand je serai grand... je ferai le tour du monde ! J’irai de pays en pays, comme les explorateurs: l’Australie, l’Asie, l’Amérique, l’Afrique! Je rencontrerai des vieux sages, des jeunes fous, des géants, des fées, des sorciers, des princesses! Je dompterai des bêtes féroces! Et plus tard, même, on parlera de moi dans les livres ! » Quel enfant n’a jamais rêvé de parcourir le monde et de faire des rencontres merveilleuses? Mais comment faire pour partir à l’aventure quand les parents vous surveillent tout le jour ? 
    Vous avez un pouvoir puissant. Le saviez-vous ? Le pouvoir de créer, de transformer, de voyager, de vivre des histoires extraordinaires ! Pour cela, rien de plus simple. Il vous suffit d’être attentif. Oubliez les paroles des grandes personnes, n’écoutez plus que vous et laissez-vous guider par votre magicien à vous, votre Mage, votre I-MAGE-INATON.  
    Le Théâtre de l’Inattendu vous invite à un périple extraordinaire : suivez la voie de votre imagination et...évadez-vous! Vivez la création du monde, partez en quête d’élixirs magiques ou de royaumes sous les mers, sauvez des innocents des griffes de monstres féroces, tremblez, riez au rythme des contes de tous les âges et de tous les continents.
    Petits et grands, venez jouer avec nous ! Embarquez pour un spectacle hors du temps mêlant danses, mimes, marionnettes, chants, ombres chinoises. Installez-vous confortablement, tournez la page et ... silence, tout commence !

STAGE DE PRISE DE PAROLE
THEATRE DE L INATTENDU
08 ET 09 AVRIL 2026
DE 09H à 17H

Animé par ERIC PUCHE

Prendre la parole, c’est entrer en scène.
Non pas seulement pour dire des mots, mais pour habiter un espace, respirer un silence, partager une énergie. Ce stage est une traversée du théâtre vers la vie quotidienne, une exploration du corps et de la voix comme instruments d’expression.
Il ne s’agit pas d’apprendre un texte par cœur ni de réciter un discours parfait, mais de découvrir comment un regard peut retenir l’attention, comment un geste peut prolonger une idée, comment une respiration peut donner tout son poids à une phrase. La parole n’est pas seule : elle est portée par un rythme, un timbre, une intensité, par le frémissement du corps qui l’accompagne.
À travers des exercices issus du jeu théâtral, chacun apprendra à apprivoiser sa voix, à en explorer les couleurs, à la laisser résonner dans l’espace comme une musique singulière. On jouera avec le souffle, on apprendra à libérer l’énergie contenue dans le trac, à transformer l’appréhension en vitalité scénique. Les silences deviendront des alliés, les pauses des respirations partagées, les regards des passerelles vers l’autre.
Le corps prendra toute sa place. Redresser l’échine, poser les pieds au sol, trouver l’ancrage qui donne assurance : ces gestes simples transforment l’orateur en présence vivante. Un pas, une main, une inclinaison suffisent à créer une relation avec le public. Le théâtre révèle que l’on peut parler sans prononcer un mot, que la communication est déjà là, dans le moindre mouvement, dans l’intensité d’une posture.
Au fil du stage, la parole deviendra un jeu, un espace d’expérimentation. On osera improviser, se risquer à être regardé, goûter au plaisir de se révéler dans un espace bienveillant. Chacun trouvera sa manière d’exister devant les autres, non en imitant, mais en assumant son authenticité.
À la fin, il ne restera pas seulement une technique : il restera un souffle, une liberté retrouvée. Prendre la parole cessera d’être une épreuve pour devenir une rencontre, une danse entre la voix, le corps et le silence. Comme sur une scène, mais au cœur même de la vie.